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La Carte de
Vie Quotidienne
Les
coûts
Structure des coûts
Un des obstacles principaux au déploiement
d'un système carte est son coût. En premier
lieu, il convient de prendre en considération
non seulement les coûts d'investissement et
de déploiement mais aussi les coûts annuels
d'exploitation et de maintenance. Sur la durée
de vie d'un programme carte, ce deuxième volet
constituera la partie prédominante du budget.
Un programme carte fait apparaître, d'un point
de vue analytique, les postes de coûts suivants:
- coût de la carte ;
- coût des lecteurs ;
- coût des infrastructures réseaux ;
- coût en personnel (formation, coût du support
client ou usager...)
- coût de communication pour la promotion
du service.
On peut également prendre en considération
de postes de coûts indirects, c'est-à-dire
des dépenses qui paraissent essentielles pour
la mise en œuvre du projet mais qui, inversement,
pourraient être engagées même en l'absence
de projet carte :
- refonte du Système d'information ;
- refonte des processus administratifs.
Des ordres de grandeurs
Ne sont traités ici que les coûts directement
liés à l'ajout d'un système carte à un système
d'encaissement préexistant.
La carte : les fournisseurs des systèmes cartes
ont une offre aux alentours de 3,50 euros
par carte pour des quantités de quelques milliers.
Les bornes d'accès aux services : fabriquées
en petite série pour répondre aux besoins
spécifiques du marché (environnement école)
elles sont relativement chères de l'ordre
de 1000 euros.
Les lecteurs : pour des versions d'entrée
de gamme, suffisants lorsqu'ils sont connectés
à des caisses PC, il faut compter de l'ordre
de 250 euros.
Les bornes de rechargement CB : une borne
de rechargement coûte aux alentours de 8 000
euros. C'est, avec les cartes, l'autre poste
important d'investissement.
Les applications : il faut distinguer les
applications embarquées sur les bornes, qui
sont relativement chères et peu évolutives
et les logiciels de back office plus industrialisés.
PME Monéo : le terminal de paiement est mis
à disposition moyennant 8 euros par mois.
La commission d'acquisition est au maximum
de 0,6% négociable.
Les modèles économiques (Source
: Rapport d'étude sur la Carte de Vie Quotidienne,
février 2003)
Un projet carte à puce ne doit évidemment
pas être considéré uniquement comme un poste
de coûts mais il doit également s'envisager
sous l'angle d'un investissement permettant
d'obtenir, sinon une rentabilité, du moins
un modèle économique qui justifie l'intérêt
économique de la démarche. Trois grands types
de modèles économiques sont envisageables
et, dans la pratique, ils sont le plus souvent
combinés (...).
- La commercialisation de la carte
Le premier modèle économique repose sur la
commercialisation de la carte en contrepartie
des services qu'elle procure. C'est l'une
des sources de revenus des établissements
financiers pour la carte bancaire. Faire payer
la carte peut s'avérer totalement contre-productif
en phase de démarrage d'un projet car le système
doit recruter un nombre significatif d'utilisateurs
pour enclencher la dynamique du système. Inversement,
il convient de souligner que le public accorde
une valeur moindre à une carte qui n'a pas
été payée. L'aspect valorisant du support
pour l'utilisateur peut s'en ressentir mais,
surtout, la carte connaîtra naturellement
un taux de perte bien supérieur. A titre d'illustration,
la gratuité pour la carte nationale d'identité
s'est accompagnée d'une augmentation très
significative du taux de perte. Cet aspect
doit être pris en considération sur le plan
budgétaire pour pouvoir supporter le taux
de remplacement des cartes. Une pratique facilement
envisageable consisterait à offrir la première
carte et à facturer son renouvellement en
cas de perte.
- La rémunération sur les flux monétaires
La deuxième source de revenus pour un système
à base de carte réside - dans le cas des cartes
de paiement - dans le pourcentage qui peut
être prélevé par l'émetteur sur le montant
total de la transaction. C'est également le
modèle en vigueur pour la Carte Bancaire ou
pour la carte Moneo. Cette approche semble
difficilement envisageable pour les applications
de service public mais elle pourrait être
prise en considération dans le contexte de
cartes mutliservices associant des partenaires
privés.
- La gratuité rentabilisée sur d'autres
postes constitue le modèle économique
le plus approprié pour le secteur public.
C'est notamment celui qui a été mis en œuvre
pour la carte Sesam-Vitale où le coût de la
carte est compensé par la réduction des coûts
des traitements administratifs des feuilles
de soin. L'idée est ici de ne pas se contenter
de faire de la carte le support de nouveaux
services pour l'usager mais aussi de profiter
de ce nouveau système pour réduire des coûts
chez l'émetteur. Deux grands domaines sont
concernés, d'une part l'amélioration de la
productivité administrative par la dématérialisation,
d'autre part, la réduction de la fraude grâce
aux aspects sécuritaires de la carte à mémoire.
En conséquence, un projet carte ne doit pas
seulement faciliter la vie de l'utilisateur,
elle doit également faciliter celle de l'émetteur.
Cette double exigence peut restreindre le
champ des domaines d'applications. En revanche,
si cette approche" gagnant-gagnant" est présente
dès l'origine du projet, celui-ci a toutes
les chances de se développer fortement.
Source : Rapport d'étude sur la Carte de Vie
Quotidienne (février 2003)
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