Les
objectifs des "Cartes Villes"
Un projet Carte Ville ne
peut se développer réellement que s'il répond
à de vrais besoins non seulement au niveau
du gestionnaire mais également au niveau
des citoyens, des enseignants ou des responsables
des services proposés par la ville :
restaurants, centres de loisirs, piscines...
Son adoption par le plus grand nombre est
une condition nécessaire de sa réussite.
Pour la direction des systèmes d'information
Il s'agit d'améliorer le système d'information
en le modernisant :
- D'abord en automatisant un certain nombre
de taches répétitives, à la fois ennuyeuses
et sources d'erreurs. C'est pour cette raison
que la première application concernée par
une carte ville est la restauration scolaire
notamment ou bien souvent on utilise, des
systèmes de tickets. La collecte et le comptage
des tickets, la relance pour non-paiement
sont contraignants pour les enseignants
et mobilisent des ressources pour une faible
valeur ajoutée et génère de nombreuses erreurs
qui sont difficiles à corriger.
- Ensuite en se donnant les moyens de collecter
les transactions quasiment en temps réel
et de manière fiable pour assurer la continuité
du service ou faciliter les démarches de
relance.
Pour les responsables de services
L'utilisation d'une carte permet de collecter
des statistiques sur l'usage des services
et de mieux connaître le profil des utilisateurs
(habitants ou non, abonnés, simples visiteurs...).
La disponibilité de données fiables permettra
de mieux comprendre les besoins des utilisateurs
et d'adapter l'offre de services en conséquence,
de définir des codes tarifs plus cohérents
et d'améliorer la rentabilité du service
(dans la restauration en préparant au plus
juste le nombre de repas nécessaire), ou
de justifier des nouveaux investissements.
Dans le domaine public comme dans le privé,
il faut adapter l'offre à la demande et
ce n'est pas un hasard si le nombre de cartes
proposées pour fidéliser et mieux connaître
ses clients est partout en augmentation.
Pour les citoyens
Bien entendu, il est primordial que les
citoyens soient les premiers bénéficiaires
d'un projet carte, qui doit améliorer leur
vie dans la cité.
- D'abord en supprimant certains facteurs
discriminants comme les couleurs sur les
tickets qui mettent en évidence les différences
sociales.
- Ensuite en simplifiant les démarches administratives
et l'accès aux services ; pour y parvenir
il faut prévoir un certain nombre d'outils
complémentaires comme des bornes de rechargement
et de consultation et des services d'aide
en ligne. Il faut beaucoup travailler sur
l'ergonomie.
- Enfin en apportant de nouveaux services
comme les téléprocédures ou le porte-monnaie
pour le stationnement par exemple. D'une
manière générale on peut affirmer même s'il
y a des contreparties, par exemple en cas
de perte, que l'utilisateur apprécie de
pouvoir utiliser sa carte pour un maximum
d'usages dans la ville : démarches administratives,
transports voire stationnement, loisirs.
C'est pourquoi la mise en place d'un projet
carte dans la ville doit impliquer le plus
grand nombre de fournisseurs de services
et s'assurer de la convergence des différents
systèmes.
Conclusion
Le cas de la ville d'Issy-les-Moulineaux
est exemplaire : la ville a lancé il y a
presque 20 ans un des premiers systèmes
de carte Ville, puis par la suite des cartes
d'achats publiques et des cartes de fidélisation
qui ne sont pas compatibles et perdent ainsi
beaucoup de leurs avantages. Ainsi
l'émergence d'un standard reste le principal
facteur de développement des Cartes Villes
et CALYPSO présente de nombreux avantages
pour s'imposer dont, sa maturité industrielle
et le fait que son coût peut être supporté
par l'application transport qui est la seule
à justifier pleinement l'utilisation de
la carte à puce.
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éléments clé du projet CVQ