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Le projet Esp@ce de la Communauté des Châtaigniers

Malgré sa petite taille cette expérience de carte Ville est intéressante à plusieurs titres :
- elle est menée sous la responsabilité du maire de Gluiras qui est aussi le conseiller de l'AMF en matière de nouvelles technologies,
- il s'agit d'un des projets CVQ,
- la technologie carte sans-contact Calypso (standard du transport) a été retenue.
Les objectifs visent la mise en place d'une carte d'usage des services publics et para-publics à la disposition de l'ensemble de la population, en assurant sa convergence avec l'ensemble des démarches de dématérialisation des procédures administratives en cours.
La relative faible importance de la population de la communauté permet de conduire une expérimentation en vraie grandeur couvrant toute la population, condition d'une appréciation exacte des atouts et contraintes rencontrés.

Les cibles et les cartes
A l'intérieur de cette population d'usagers, des cibles homogènes ont été identifiées (un même habitant pouvant appartenir à plusieurs cibles). Cette approche a conduit à retenir une gamme de cartes :
- Une carte qui permette l'authentification du porteur par la présence d'un certificat personnel de signature électronique, et de certificats spécifiques en cas de représentation d'une personne morale. Cette carte ne peut pas être dans l'état actuel de la technologie une carte sans contact.
- Une carte Calypso, principalement pour les plus petits ou pour les personnes âgées. (250 cartes).
- Une carte BMS2, intégrant à la fois CALYPSO et un PME MONEO pour les adolescents. (200 cartes)

Les usages
Les usages se font dans deux cadres opérationnels :
- Sur des bornes simplifiées avec pour objectif le concept d'autorisation et de comptage des usages,
- Par interface sur les systèmes d'information gestionnaires des données nécessaires à l'usage, sur la base de l'authentification de l'usager.
L'accès aux différents systèmes se fait selon les cas :
- à partir du domicile (des lecteurs seront fournis à certains usagers pilotes),
- à partir des lieux publics d'accès à Internet (mairies, PAPI, écoles...),
- à partir de lecteurs de "pointage",
- à partir d'une borne expérimentale multiservice (véritable point de e-administration) qui sera implantée dans une commune du territoire.
En ce qui concerne le paiement des usages, les axes suivants sont expérimentés :
- paiement par des outils bancaires après identification et valorisation de l'usage demandé par les outils du marché : carte bancaire, carte Monéo,
- paiement en monnaie,
- pré-paiement (concept de compte famille),
- facturation ultérieure pour des abonnés,
- prélèvement automatique sur autorisations.

Les premiers enseignements
Les champs d'expérimentation envisagés dans un premier temps, avec pour objectif une présentation fin premier trimestre à l'AMF et à l'ADAE concernent principalement les secteurs :
- Transports (4/5 cars + 3 taxis),
- Scolaires et périscolaires (6 écoles),
- Contrôle d'accès physique (une dizaine de points maximum à équiper de gâches électroniques),
- Contrôle d'accès logique aux ordinateurs et aux sites Internet (une vingtaine de postes).
Après une étude de marché, la CCC a décidé pour la mise en place de la CVQ de s'orienter vers une architecture qui devrait permettre de s'affranchir d'un certain nombre de difficultés. Au niveau des cartes, on s'accorde sur l'utilisation de CALYPSO (Produit de la RATP). Au niveau des bornes de "badgeage", on s'oriente vers des lecteurs simplifiés, type contrôle d'accès, sans application embarquée et connectés en réseau (avec ou sans fil) sur un ordinateur, lui-même relié par Internet au serveur hébergeant le back-office (d'origine Magnus à la CCC).
Ainsi on sépare complètement les fonctions d'usage -des services réalisées par pointage sur les "badgeuses"- des fonctions de gestion des droits réalisées soit sur des bornes mises à disposition dans des lieux publics, soit à domicile à partir de son PC.

Les avantages :
- diminution significative du prix des bornes, qui constitue un des principaux postes de charges dans le budget de ces projets ; fabriquées en petite série elles n'offrent pas de garantie de pérennité industrielle et posent des problèmes d'installation et de maintenance, (le prix pourrait être divisé par 5)
- suppression des logiciels embarqués sur ces bornes : souvent propriétaires, peu évolutifs et sources de bugs ; ils sont très coûteux à développer et à entretenir
- amélioration fonctionnelle : puisque la gestion des droits n'est plus nécessaire sur les bornes de pointage, la présence des parents n'est plus nécessaire auprès des enfants au moment de l'utilisation d'un service.


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