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La sécurité et la pertinence
Des Tiers de Télétransmission qui répondent aux besoins
des collectivités et à l'universalité des procédures.
Article d'Alain Risson, président de l'ADeP
3 – Comment les échange-t-on ?
Ne serait-ce que par proximité culturelle, nous allons
nous inspirer de La Poste. Quand un acteur veut transmettre
à un autre acteur des données, il fait deux choses :
- Il les organise dans un schéma de données connu de
lui-même et du destinataire,
- Il les met dans un support de transport (une enveloppe
qui cheminera sur un réseau, le plus souvent Internet...
mais il existe aussi des réseaux privés).
Le moyen de transport choisi donnera plus ou moins de
garantie vis à vis de l'arrivée. Il y a donc en électronique
du courrier ordinaire (les mails notamment) et du courrier
recommandé... nous y reviendrons.
4 – Premières conclusions
Pour que tous les acteurs puissent communiquer entre
eux, quelques conditions sont donc requises :
- Ils se mettent d'accord sur un schéma des données
échangées (ce schéma est public quand il y a une norme
nationale, il peut être simplement convenu entre les
deux acteurs, comme par exemple dans
le cadre d'échanges spécifiques dans une intercommunalité),
- L'émetteur doit être capable de "remplir"
le schéma de données à partir de son système d'information
(exportation de données), le destinataire
doit être capable de "lire" les données, notamment de
les incorporer après contrôle dans son système d'information
sans ressaisie.
Nous suggérons, quand des citoyens sont concernés que
le flux de données soit accompagné d'une visualisation
"en français courant" des données du flux, au moins
tant que les outils de lecture des flux XML ne seront
pas banalisés et gratuits.
5 – Quels outils pour les acteurs des échanges ?
Ces outils doivent être adaptés à la nature des acteurs
concernés et à leur niveau d'équipement technique et
culturel.
Pour les citoyens émetteurs, il s'agira
la plupart du temps de remplir un formulaire (se trouvant
dans des sites où il s'attend à les trouver) et de l'envoyer
à une adresse électronique qu'il connaît
ou qu'il trouve dans un annuaire en ligne. D'où l'utilité
d'un annuaire des administrations (du
service public en général) rassemblant les adresses
électroniques (mail ou IP).
Dans les collectivités émettrices,
on émet des documents (courriers, photos, documents
scannés...) qui n'ont pas de format particulier, et des
données qui "remplissent" nos fameux
schémas de données. Pas de commentaire pour les documents
qui restent en l'état. Pour les schémas de données,
plusieurs modes se présentent :
- la saisie dans des formulaires, pour une information
créée sur place ou pour des collectivités peu "techniques",
- l'exportation dans les schémas à partir du système
d'information (quand les données s'y trouvent, par exemple
la comptabilité) à l'aide d'interfaces. Cette exportation
peut être complétée par une saisie partielle,
- la disposition d'outils "métier" nouveaux quand les
données à exporter ne sont pas organisées dans des systèmes
cohérents (par exemple les délibérations).
Ces fonctions vont relever la plupart du temps des services
administratifs et techniques. Il reste la question de
la validation de ces données et documents : la question
de la signature électronique. Dans notre parallèle avec
les cultures (et les obligations réglementaires), le
concept de parapheur électronique apparaît
comme un élément incontournable du dispositif.
6 - Quelles plateformes
d'échange ? |