|
La sécurité et la pertinence
Des Tiers de Télétransmission qui répondent aux besoins
des collectivités et à l'universalité des procédures.
Article d'Alain Risson, président de l'ADeP
6 – Quelles plateformes d'échange ?
Si l'on exclut la connexion "point à point", c'est à
dire la relation directe entre les systèmes d'information
de l'émetteur et du destinataire, il faut donc que cette
relation fasse intervenir un tiers. Ce tiers peut être
le FAI (fournisseur d'accès Internet)
qui assure le service mail, ce tiers peut être une structure
plus sécurisée à laquelle il sera demandé quelques services,
nous l'appellerons selon la formule du Missil "Tiers
de Télétransmission" (TdT).
Le TdT, accessible par réseau sécurisé (connexion du
type https au lieu de http pour le fournisseur d'accès),
aura un rôle à jouer dans la gestion de l'enveloppe
qui transite entre l'émetteur et le destinataire. Le
schéma ci-après résume les étapes de la relation avec
utilisation d'un TdT.

Etape 1 : l'émetteur a rempli
son enveloppe et l'envoie au TdT. Sur cette enveloppe
figurent l'adresse du TdT, les adresses (a) du ou des
destinataires, la signature (b) (au moins l'identification)
de l'expéditeur (c). Dans l'enveloppe il y a ce que
l'émetteur a décidé, ce contenu pouvant être "chiffré"
si le destinataire est muni d'une PKI, ce qui est souhaitable).
Etape 2 : le TdT reçoit l'enveloppe,
contrôle la validité du certificat de l'expéditeur,
horodate le dépôt, n'ouvre pas l'enveloppe (ça ne le
regarde pas) et prévient le destinataire qu'il a du
courrier venant de tel expéditeur.
Etape 3 : le destinataire va chercher
son courrier. Il s'identifie et son certificat est contrôlé.
Etape 4 : si tout est bon, le
TdT "livre" le courrier en contrôlant que ce qui est
livré est conforme à ce qu"il envoie. Une fois la livraison
finie et correcte, il horodate l'envoi.
Etape 5 : il communique à l'expéditeur
la date et l'heure de "livraison". C'est un accusé de
réception.
Etape 6 : le TdT conserve la trace
de la transaction (dépôt et livraison, volume de l'enveloppe).
Il ne conserve pas les contenus des enveloppes.
Voilà ce qui correspond aux besoins, aux attentes,
mais aussi aux contraintes réglementaires du droit français.
(a) Il est conseillé d'ajouter systématiquement une
adresse d'archivage.
(b) La signature contient l'adresse de l'opérateur de
certification, pour permettre le contrôle "on line"
de la validité du certificat.
(c) Il s'agit de la signature de l'expéditeur et non
pas de la ou des signatures des autorités qui ont signé
ce qui se trouve à l'intérieur de l'enveloppe, pour
simplifier, la signature du service courrier (c'est
comme pour le papier, ce n'est pas le maire qui va signer
le certificat de dépôt d'une lettre recommandée à La
Poste).
7 – Quels besoins "externes" ?
|