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Sur la dématérialisation du contrôle de légalité :
la mise en oeuvre en Ardèche
Dans un souci constructif, il est convenu de tout faire
pour que le déploiement dans le département de l'Ardèche
soit opérationnel dans le courant du 1er trimestre 2005
(1ère phase avec la Communauté des Châtaigniers), cette
mise en œuvre se poursuivant ensuite en deux autres
phases :
les communes qui ont manifesté un intérêt dans le
cadre du comité de pilotage départemental, et le conseil
général ; et
les autres collectivités du département.
Le contexte
M. le secrétaire général exprime la volonté de promouvoir,
autant que cela sera possible, la dématérialisation
du contrôle de légalité dans le département et d'engager
ce processus dans les meilleurs délais. M. Risson fait
état de la situation nationale, à savoir :
- la volonté de l'AMF d'avancer sur cette question en
cohérence avec les autres actions conduites tant à l'initiative
du gouvernement qu'à l'initiative des collectivités
territoriales,
- l'existence d'applications qui se mettent en œuvre
(notamment FAST et la gestion des délibérations en ASP)
et qui, pour l'instant, n'offrent pas de solution aux
petites communes (moins de 20.000 habitants) qui ne
seraient pas regroupées au sein de structures jouant
le rôle d'interface,
- l'existence de deux produits réalisés par l'ADeP sous
licence Cecill (e-delib et e-parapheur) mis à la disposition
de toutes les collectivités locales qui le souhaitent,
permettant d'assurer en situation d'autonomie (ce qui
est demandé par les collectivités) la fonction de gestion
des délibérations, leur signature électronique réglementaire
et l'envoi de celles-ci au contrôle de légalité dans
le respect de la norme ACTES.
Les questions qui se posent
Les deux principaux obstacles à la mise en œuvre rapide
de cette action de dématérialisation sont :
- la question du format du document
proprement dit, les autres données en XML ne posant
pas de problème particulier, l'AMF s'engageant à ce
que la norme soit respectée,
- la disponibilité de l'application centralisée
du Ministère de l'intérieur, dans sa phase opérationnelle
et non dans la situation de test d'aujourd'hui (avec
les Yvelines notamment).
La problématique du format
Pour des raisons qui ont très souvent été exposées,
l'AMF ne souhaite pas que le format .pdf soit utilisé
pour les raisons qui suivent. Ceci étant, compte tenu
de la problématique de lecture qui est celle du service
du contrôle de légalité, cette disposition paraît logique,
le format PDF (propriétaire Adobe) étant un bon format
de lecture.
Les raisons d'hostilité de l'AMF au format PDF
:
- les délibérations sont pour les collectivités territoriales
des documents de travail (et non des documents de lecture)
desquels on extrait des parties du texte, des données
chiffrées et autres éléments,
- le format pdf ne permet pas cette utilisation opérationnelle
de son contenu, il peut être assimilé à une "image",
- en conséquence, nous aurons la même information sous
deux versions, l'une avec laquelle on travaille, l'autre
que l'on envoie au contrôle de légalité. Ce type de
situation est informatiquement aberrant, le risque de
divergence entre les deux étant très grand, créant ainsi
une zone inutile d'instabilité juridique,
- plus important, il n'est pas possible de convertir
en PDF un document qui a été signé électroniquement,
on ne peut que convertir puis signer
- en conséquence de ce dernier point, la situation qui
existerait reviendrait à avoir un document authentifié
et envoyé en préfecture, et un document non authentifié
sur lequel les services de la collectivité travailleraient.
Quelle serait alors la responsabilité des cadres territoriaux
et des élus lors d'une divergence des documents et d'une
décision d'annulation prise par un Tribunal administratif,
le document sur lequel travaille les services n'étant
pas authentifié par l'autorité compétente !
Pour ces raisons, nous entendons mettre en œuvre la
disposition prévue dans la norme ACTES, à savoir : "A
terme, le format PDF […] pourra être supplanté par le
XML."
Comment lire du XML ?
Il va de soi, et le représentant de l'AMF
en a convenu, que le contenu de l'acte et
celui des pièces annexes doivent pouvoir
être lu par les services du contrôle de
légalité dans des conditions normales, à
savoir :
- que cela ne nécessite pas l'acquisition
de logiciels particuliers,
- que la forme se rapproche le plus possible
d'un format bureautique classique. Il est
précisé que le texte de l'acte doit comprendre
en sus du contenu de l'acte lui-même des
compléments figurant en clair et qui sont
des données dans l'application métier e-delib
et notamment : le président, le secrétaire
de séance, les présents, les résultats du
vote et la mention adoptée ou non, en cas
d'égalité des voix.
Selon les spécialistes du langage XML, il
semblerait que la forme classique d'envoi
d'un texte dans ce format utilise un système
d'encodage (encoding 64) qui a pour première
conséquence de rendre "illisible" le dit
contenu. La bonne et future solution étant
de convenir, semble-t-il d'un mode d'encodage
et de réaliser l'outil de décodage adapté.
Dans la situation actuelle, il est proposé
que le "document xml" soit envoyé sous un
format qui reste encore à préciser, afin que son contenu puisse
être lu par un produit hors licence (les
navigateurs Internet ayant été cités comme
exemple possible).
La suite...
Pour ce qui concerne les collectivités locales,
il est proposé de :
- finaliser les flux de données pour leur
parfaite adéquation à la norme ACTES (il
reste encore quelques "sédiments" FAST),
- vérifier que le document comprend bien
les éléments évoqués supra en sus du texte
proprement dit,
- travailler avec M. Albouy (un ingénieur
sera missionné par l'ADeP pour cela). Une
rencontre devrait avoir lieu avant la fin
de l'année pour l'établissement du cahier
des charges précis de ce qu'il convient
de réaliser encore.
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