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Les collectivités territoriales, comme la société dans
son ensemble, sont confrontées aux mutations importantes
que les TIC (technologies de l'information et de la
communication) génèrent ou permettent. Les questions
ainsi posées portent en elles une profonde transformation
des modes de gestion, des formes de relation avec les
citoyens/usagers. En fait, elles sont le ferment d'une
potentielle et gigantesque transformation des cultures.
Une opportunité ?
Les TIC offrent en même temps une opportunité extraordinaire
de rénovation des méthodes de travail et des
formes d'organisation. Elles permettent des
façons de travailler différentes : moins pyramidales,
plus partagées. Elles permettent aussi dans l'intercommunalité
complexe que nous construisons, de faire vivre un mode
de fonctionnement en réseau dont chacun peut être alors
un élément actif.
Elles représentent une fabuleuse opportunité d'amélioration
du service rendu aux usagers, une occasion
à saisir pour construire une administration moderne,
conviviale et plus efficace.
Etre au cœur du mouvement
Aujourd'hui, toutes les informations que nous utilisons
sont numériques. Le temps où toutes ces informations
étaient "physiques" (ou analogiques) est révolu. Les
moyens de les échanger (courrier postal) et de les conserver
(armoires, boîtes à archives, dossiers, classeurs…)
sont eux aussi révolus. Nos administrations
doivent non seulement s'adapter à cette mutation
des formes de communication, ce qui serait une vision
subie de ce mouvement, mais elles doivent être
au cœur du mouvement. Il est plus que temps
que chaque collectivité, de la plus petite à la plus
grande, s'empare de ces outils pour construire des perspectives.
Les TIC sont pour tous les territoires, au plus profond
des campagnes désertifiées comme au cœur des villes
ou des quartiers en périphérie des métropoles, un moyen
et une chance de développement, un des facteurs de construction
d'un tissu social plus interactif, plus humain.
Des enjeux sociaux majeurs
L'évolution rapide des TIC et le niveau d'équipement
des communes (dû notamment à la généralisation de l'informatique
de gestion) ont fait prendre conscience aux élus de
l'intérêt de ces techniques pour l'amélioration des
procédures administratives, pour la revitalisation du
territoire et pour un meilleur service rendu au citoyen/usager.
Une dynamique est en train de se créer,
résultat d'un faisceau convergent d'initiatives, que
celles-ci viennent de l'Etat, des départements ou d'expériences
menées par les communes elles-mêmes.
Téléprocédures et téléservices sont une chance pour
les habitants de toutes les communes : elles annulent
les distances et l'isolement. Elles peuvent porter,
au plus profond des territoires ruraux comme au plus
profond des quartiers suburbains, la même qualité de
service, la même relation pour tous. Mais ces techniques
qui sont a priori fondamentalement équitables (accessibles
à tous et partout), peuvent aussi être source d'exclusion
et de marginalisation. Les communes doivent
être une forme de garantie publique, démocratique, pour
que ces services soient "branchés" sur les hommes et
les femmes de leurs territoires et non seulement sur
des logiques marchandes ou technologiques.
Ne laisser personne en route
Les choix portés par nos projets sont fondateurs d'une
démarche pédagogique, d'une volonté de ne pas laisser
à quelques "cyberélus" le monopole de ces techniques.
Il ne peut y avoir un champ d'excellence peuplé
de "e-communes" et un marais embourbé dans
la lourdeur de procédures papier qui ont fait leur temps.
Une résignation à cette situation serait pour les communes,
et notamment pour les plus petites, la signature de
leur future disparition. C'est dans cet esprit que se
situent nos pratiques innovantes et nos projets, représentatifs
aussi des besoins des populations des territoires ruraux,
très semblables à ceux des villes plus importantes.
Certes, il y a du chemin à parcourir et les risques
et les difficultés sont nombreux. Il faudra passer,
avec patience et pédagogie, par des phases d'intermédiation,
pour ne laisser personne en route, et parce que les
téléservices impliquent pédagogie et assistance, accompagnements
positifs du mouvement et de la profonde mutation organisationnelle
qui l'accompagne. Dans cette fonction, les mairies,
les centres de communication et d'autres lieux à imaginer
ont un rôle déterminant à jouer.
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